A Paris, dimanche 17 juin aux 3 Luxembourg, « Faux et Usage de faux : l’histoire vécue dans l’ombre (1942-1982) » de Jacques Falck (France/52’)
Adolfo Kaminsky, à 17 ans, fut victime en 1943 des persécutions antijuives. Entré en clandestinité, il a travaillé dans un laboratoire à Paris qui fabriquait des faux papiers d’identité pour des juifs et des Résistants.
La particularité de ce "faussaire" est d’avoir continué après la Libération cette activité clandestine.
Adolfo Kaminsky a enchaîné, par coups successifs du destin, trois engagements dans trois combats pour la liberté de peuples différents, voire opposés.
Il a continué cette activité après la Libération, fournissant de 1946 à 1948 des faux papiers à des juifs qui fuyaient l’Europe.
En désaccord avec la fondation de l’Etat d’Israël, il a rejoint, à la fin des années 1950, un réseau de soutien au FLN algérien pour lequel il a continué à fabriquer des faux papiers.
Et, dans les années 1960 et 1970, il a poursuivi son itinéraire d’engagement en continuant cette activité au profit de mouvements antifascistes et révolutionnaires.
Un livre a été publié, écrit par sa fille Sarah : Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire (Calmann Levy, 2009)
La projection a été suivie d’un débat avec Adolfo Kaminsky et sa fille ainsi que Gilles Manceron.
Séance organisée par le « Maghreb des films » et « Les rendez-vous du 17 »
Pour en savoir plus reportez-vous sur la lettre d’information et sur la page consacrée au film
A Lille, Samedi 9 juin au cinéma L’Univers
à 18 heures Sur la route du paradis (43mn) de Uda Benyamina
Leila et ses deux enfants, Sarah et Bilal, ont quitté leur terre natale afin de
s’installer en France. Sans-papiers, à la recherche de son mari réfugié en Angleterre,
Leila souhaite offrir à ses enfants une vie meilleure et tente de survivre
en les élevant dans la clandestinité.
à 19h30 Le Sac de farine (100mn) de Kadija Leclère
Alsemberg (Belgique), décembre 1975, Sarah, 8ans, vit dans un foyer d’accueil catholique. Un jour, son père, qu’elle n’a jamais vu, vient la chercher pour passer le week-end à Paris.
Mais c’est au Maroc que Sarah se réveille, dans une petite ville perdue dans les contreforts de l’Atlas où la seule scolarité qui lui est proposée est celle de l’école du tricot...
Pour en savoir plus reportez-vous sur les pages des films, téléchargez le flyer.
Jeudi 17 mai à 21 heures au cinéma « Les 3 Luxembourg » (67, rue Monsieur le Prince 75006) : projection de « Les Enfants d’octobre » de Ali Akika (52’ – 2000)
La projection a été suivie d’un débat avec le réalisateur.
Près de quarante ans après la manifestation pacifique des Algériens contre le couvre-feu imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris, et pour l’indépendance de l’Algérie, sauvagement réprimée, le 17 octobre 1961 à Paris, Ali Akika a retrouvé Alima, une ancienne locataire du bidonville de Nanterre d’où venait un grand nombre de manifestants. Son film questionne sa mémoire de la guerre d’Algérie et de l’immigration.
Par quel "miracle" s’est-elle retrouvée ouvrière, employée de bureau pour finir monteuse de films ? A travers son histoire, on découvre de secrètes blessures, on imagine la peur et la fierté du monde de l’immigration pendant la guerre d’Algérie, on mesure les pesanteurs des traditions et l’espoir du retour au pays... balayés aujourd’hui par la rugueuse réalité en France où elle se sent désormais enracinée.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages du site consacrées à ce film
Séance organisée par le « Maghreb des films » et « Les rendez-vous du 17 ».
« Les Rendez-vous du 17 : en organisant le 17 de chaque mois des débats, projections, lectures, rencontres en présence d’historiens, artistes, plasticiens, etc., les « Rendez-vous du 17 » milite pour obtenir la reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat dans le massacre du 17 octobre 61 Renseignements : 06 01 90 36 06 rdvdu17@gmail.com
Mardi 3 avril à 20h45 au cinéma « L’Epée de bois » (100, rue Mouffetard 75005) :
projection en avant-première de « نورمال » ("Normal !), organisée par le collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie), le Maghreb des films et le Manifeste des libertés.
La projection du film sera suivie d’un débat avec le réalisateur et deux actrices du film, Adi Bendimerad et Nouha Mathlouti.
Alger 2011. Après les émeutes de décembre 2010 et les premières marches pacifiques, alors que le "printemps arabe" commence en Tunisie et en Egypte, Fouzi veut réunir ses comédiens pour leur montrer le montage inachevé du film qu’il a réalisé deux ans auparavant sur la désillusion d’une jeunesse qui tente d’exprimer ses idées artistiques. Il cherche un autre point de vue – et surtout une fin – et il compte sur les réactions à chaud des comédiens pour inventer une nouvelle résolution de son histoire, dans un pays soudainement soulevé par une vague de contestations. Pendant la projection du film, le débat s’installe : quelle est la place de la création en Algérie aujourd’hui ? Comment créer sans se confronter à la censure ? Comment résister ? En réalisant des films ou en marchant vers une nouvelle révolution ? Deux récits s’entrecroisent : fiction et réalité, débats et errances. Une nouvelle vision de la jeunesse algéroise d’aujourd’hui en plein questionnement politique et artistique.
Voir la page consacrée au film et le site du film.
Mercredi 14 mars à 21h aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006) : « OAS, un passé très présent » de Djamel Zaoui, en mémoire de Mouloud Feraoun, Salah Ould Aoudia, Ali Hammoutène, Marcel Basset, Robert Eymard, Max Marchand, assassinés par l’OAS le 15 mars 1962
De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) assassina au nom de l’Algérie française plus de 2700 personnes, des serviteurs de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions, mais aussi aveuglément, des anonymes : plasticages, attentats à la voiture piégée, mitraillages en pleine rue…
« OAS, un passé très présent » revient sur deux assassinats : celui de Roger
Gavoury commissaire central d’Alger, dont l’appartement est plastiqué le 31 mai 1961 et ceux de six inspecteurs de l’Education nationale, directeurs de centres sociaux éducatifs, le 15 mars 1962 .
Projection suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun en présence du réalisateur et de Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l’une des victimes
Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages du site consacrée à ce film.
Samedi 10 mars à 10h30 à La Pagode (57, rue de Babylone 75007) : « Le Soleil assassiné » de Abdelkrim Bahloul (85 mn/France, 2004)
En présence de Charles Berling ou du réalisateur
Suivi d’un débat sur les pouvoirs algériens et la démocratie avec Omar Carlier professeur à l’Université Paris 7
Cette projection est organisée dans le cadre des
rendez-vous cinéma de l’association « CINE HISTOIRE » cycle 2011-2012 : PAYS AU SORTIR DE LA GUERRE, avec la participation du Maghreb des films.
Dix ans après l’indépendance de l’Algérie, le poète pied-noir Jean Sénac qui a choisi d’y demeurer, est surveillé par la police du régime. Ses prises de position en faveur des minorités, sa défense de la langue française et son homosexualité affichée irritent le nouveau régime. et la police politique le surveille.
D’autant que ses poèmes attirent un public populaire et que son émission de radio rencontre un grand succès dans la jeunesse.
Hamid et Belkacem, jeunes étudiants dont la pièce vient d’être disqualifiée par le Festival de Théâtre algérien, car écrite en français, vont devenir très proches du poète et assisteront à son combat afin de défendre sa différence, la culture et la dignité de la jeunesse algérienne. Dans ce film sur la liberté, l’amour et la réalisation de soi, trois êtres humains s’opposent à un système qui les nie.
Téléchargez le flyer de la projection
Les projections du Maghreb des films dans le Nord Pas-de-Calais en février
Mardi 14 février au cinéma Les Ecrans (4 promenade de la Fraternité - Tourcoing) projection de « Maurice Audin, la disparition » de François Demerliac (75’) - en partenariat avec la Ligue des Droits de l’Homme
La séance sera suivie d’un débat en présence du réalisateur
Samedi 18 février, 19h, au cinéma L’Univers (16, rue Georges Danton - Lille)
à 19h, projection de Safia, une histoire de femme de Habiba Djanine (23’)
« Le réseau Wassyla m’a demandé de réaliser un film sur le thème des violences faites aux femmes. J’ai rencontré plusieurs femmes pour préparer ce travail, dont Safia qui a eu 4 enfants avec un homme qui n’a pas cessé de lui faire subir des violences physiques et morales. Pourtant, Safia ne se positionne pas en victime »
à 19h30, projection de « Hymen national, malaise dans l’Islam » de Jamel Mokni (58’) au cinéma L’Univers
C’est un réquisitoire impitoyable contre le mythe de la virginité dans la société tunisienne et, plus généralement, dans l’Islam. L’auteur a été incarcéré deux fois pendant le tournage. Les sbires de Ben Ali n’en voulaient pas. Le film a été censuré par le pouvoir tunisien.
La séance sera suivie d’un débat en présence du réalisateur (sous réserve)
Vendredi 24 février, à l’association LIVE / BAR LIVE (301, avenue des Nations Unies - Roubaix)
à 20h, « A propos d’Octobre à Paris » de Mehdi Lalaoui et « Octobre à Paris » de Jacques Panijel (70’)
Le 17 octobre 1961, à l’appel de la Fédération de France du FLN 30 000 algériens manifestent pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu discriminatoire qui leur est imposé et réclamer l’indépendance de l’Algérie.
Sous l’autorité du préfet de Police de l’époque, Maurice Papon, la manifestation est durement réprimée tuant des dizaines d’algériens. Les historiens évoquent onze mille arrestations, des dizaines d’assassinats, des manifestants jetés dans la Seine ...
La séance sera suivie d’un débat en présence de Mouloud Mimoun et Khaled Ladghem.
à 22h30, concert Châabi avec Madani soliste Mandole
Jeudi 23 février à 21h aux 3 Luxembourg : « Notre Étrangère » de Sarah Bouyain
Le Maghreb des films fait une incursion dans l’Afrique noire : cette projection est réalisée dans le cadre d’une « carte blanche » donnée au festival de Besançon « Lumières d‘Afrique » (qui avait projeté « Octobre à Paris »de Jacques Panijel (1962) et « Les Sacrifiés » de Okacha Touita (1982) le samedi 5 novembre 2010)
Amy, une jeune métisse de Paris, retourne à Bobo, au Burkina Faso, pour revoir sa mère dont elle a été séparée à l’âge de 8 ans ...
La séance a été suivie d’un débat en présence de la réalisatrice.
Le premier long-métrage de fiction de Sarah Bouyain a le ton grave des douleurs, et l’éclat des sentiments enfouis. Il entrouvre pudiquement les portes sur les fractures qui marquent les femmes. Les destins de trois d’entre-elles se cognent sans qu’elles en aient toujours conscience.
Mariam, une Africaine solitaire, se replie sur son travail de nettoyage pour une société de banlieue parisienne.
Amy, une jeune métisse de Paris, est tendue dans la quête de sa mère africaine disparue.
Acita, la tante burkinabé d’Amy, connaît le passé qu’on cherche à oublier.
Mais Amy, partie au Burkina, ne parle pas le dioula ...
Extrait du commentaire de Michel Amarger, journaliste critique pour RFI / Africiné
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Mercredi 8 février à 21h, projection de « My Land » de Nabil Ayouch aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006 PARIS)
« My Land » donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans.
Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leurs pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi …
Je suis né en France en 1969, d’un père musulman marocain et d’une mère juive, d’origine tunisienne.
Pour la communauté juive qui m’entourait, j’étais cet enfant un peu particulier, fruit d’un mariage pas accepté, jamais digéré.
Au Maroc, j’étais le fils de la juive …
Nabil Ayouch
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Jeudi 9 février à 21h, projection de « Mourir à Charonne, pourquoi ? » de David Kupferstein aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006 PARIS)
Il y a 50 ans et un jour, le 8 février 1962, à l’appel de plusieurs syndicats et partis de gauche, une manifestation est organisée à Paris pour protester contre une série d’attentats perpétrés par un mouvement extrémiste : l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète). À 19h30, lors de la dispersion de la manifestation, les brigades spéciales de la police chargent violemment les manifestants. Saisis par la panique, un grand nombre d’entre eux s’engouffrent dans le métro. On relèvera 8 morts. Un 9ème mourra quelques semaines plus tard à l’hôpital. Tous étaient adhérents à la CGT et huit d’entre eux membres du Parti communiste français.
Pourtant, comme pour la répression de la manifestation des Algériens, le 17 octobre 1961, les responsables de ces massacres n’ont jamais été jugés. Aujourd’hui, on attend toujours une reconnaissance pour ces crimes d’Etat.…
Voir la suite des commentaires sur la page du site consacrée à ce film http://www.maghrebdesfilms.fr/Mouri...
samedi 4 février à 10h30, projection de « Le Thé d’Ania » de François Démerliac à La Pagode (57, rue de Babylone 75007)
Séance organisée par Ciné Histoire en partenariat avec Le Maghreb des films
Association Ciné Histoire - 8 rue Dupleix, 75015 PARIS
Fax : 01 56 58 05 28
Courriel : nicoledorra@gmail.com
Alger. La décennie noire…
Comment revenir de si loin ? se demande Mehdi Mehdi, écrivain algérien que la violence intégriste a longtemps transformé en cible potentielle.
Comment vivre avec la peur lorsque tout est de l’ordre de la peur ?
Mehdi n’a plus le courage de parler. Il vit avec la peur, planqué comme fonctionnaire au Service des décès de la Ville d’Alger.
Lorsqu’il ne travaille pas, il reste reclus chez lui avec ses feuilles de papier qu’il noircit.
En face vit Ania, fille de Pieds noirs, la “femme d’à-côté” qui apparaît souvent à sa fenêtre sur la cour.
Elle se bat pour le convertir à la culture de la vie et de l’amour. Elle lui apporte du thé, au risque de trouver souvent porte close...
Prix spécial du jury au festival de cinéma méditerranéen de Bruxelles.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du site consacrée à ce film
La séance a été suivie d’un débat sur le cinéma algérien depuis 1962, débat animé par Dominique Vidal en présence du réalisateur Saïd Ould Khelifa, qui a été journaliste en Algérie puis en France
Jeudi 26 janvier à 21h, aux 3 Luxembourg, projection de « Maurice Audin, la disparition » de François Démerliac
1957, Alger. Maurice Audin, jeune mathématicien de 25 ans, membre du Parti communiste algérien et militant de la cause anticolonialiste, est arrêté par les parachutistes français. Sa femme, Josette, et ses trois enfants, ne le reverront plus jamais. Il est peu après déclaré « évadé » par l’armée.
Une quête de justice dont le but est de dire la vérité sur le meurtre du jeune Maurice Audin, arrêté, torturé, puis déclaré évadé par les parachutistes d’Alger, en 1957. Ce documentaire entrecroise des témoignages des protagonistes français et algériens : militants pour l’indépendance algérienne, avocats, historiens, militaires...
En s’appuyant sur les recherches de l’historien Pierre Vidal-Naquet, il mêle documents (archives filmées, journaux, livres, dessins …) et scènes de reconstitution pour retracer le contexte de cette disparition et dénoncer la torture et le meurtre pratiqués en Algérie. Josette Audin est le personnage central et le « commanditaire » moral de ce film.
La séance a été suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun en présence du réalisateur et de Henri Alleg
Le lundi 30 mai à 20h45, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), projection de « Pour l’amour de Dieu » de Zakia Tahiri Bouchaala et Ahmed Bouchaala (93mn)
avec : Rachid Hami, Leila Bekthi (César Meilleur Espoir 2011) Smain, Khalid Maadour, Farida Rahouadj
La projection a été suivie d’un débat avec Zakia Tahiri Bouchaala et Ahmed Bouchaala, réalisateurs, Khalid Maadour, acteur, animé par Mouloud Mimoun.
Les histoires d’amour ne sont pas simples et, quand l’amour de Dieu s’en mêle, tout se complique encore davantage.
A travers le personnage double de Kévin-Mohamed, ce film porte un regard sans concession sur l’Islam radical
ainsi que sur la fragilité, l’ambivalence et la violence de l’adolescence.
Pour en savoir plus (synopsis, revue de presse, présentation des réalisateurs, etc.), consultez la Lettre d’information du Maghreb des films
Du mercredi 8 au mardi 14 juin, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), chaque soir, un film portant sur l’histoire des harkis, avec débat.
Séances en partenariat avec l’association « Harkis Droits de l’homme ».
Pour en savoir plus (présentation, programme détaillé, etc.), se reporter au programme détaillé.
le lundi 2 mai à 20h45, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), « Avant de franchir la ligne d’horizon » de Habiba Djahnine (64mn)
La projection est organisée dans le cadre d’un partenariat du Maghreb des films avec le Manifeste des libertés.
Une plongée dans les réalités algériennes.
La projection a été suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun avec la réalisatrice.
Une première projection a été réalisée le 23 mars dernier, mais beaucoup de spectateurs n’avaient pu rentrer dans la salle. C’est pourquoi une nouvelle projection est organisée.
Jeudi 21 avril à 21h, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), projection de « Sweet home (Bent eddar) », un film de Fatma Chérif, en partenariat avec le Manifeste des libertés.
« Thouraya travaille comme femme de ménage dans la maison de mes parents. Je la suis dans ce lieu qui délimite notre familiarité. Nos conversations tournent autour du rapport entre les hommes et les femmes, du désir, du droit à l’avortement, de la science, de la religion... Autant de sujets qui nous distinguent, en soulignant nos origines sociales différentes. Autant de sujets qui nous rapprochent malgré tout... » (Fatma Chérif)
La projection a été suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun avec la réalisatrice et Tewfik Allal, du Manifeste des libertés.
Lundi 4 avril à 21h, et mardi 5 avril à 20h, à Lille au cinéma L’Univers (16 rue Georges Danton 59000) projection en avant-première de « Fissures », un film de Hicham Ayouch
Dans Tanger, ville mystérieuse et magique, trois marginaux en quête d’amour et de délivrance vont se rencontrer et s’aimer : Abdelsellem, un homme brisé qui sort de prison, Noureddine, son meilleur ami, et Marcela, une brésilienne fantasque, excessive et suicidaire.
Par l’audace de son sujet – une histoire d’amour à trois personnages – et son « écriture », très physique et qui évoque beaucoup le style de John Cassavetes (notamment FACES), FISSURES apparaît in fine comme une sorte d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié) dans le ciel du cinéma marocain ; le premier jalon d’une « nouvelle vague », comme le fut ici, en son temps A BOUT DE SOUFFLE, avec lequel il entretient plus d’une similitude stylistique et narrative. G.V.
« JULES ET JIM version trash » Jeune Afrique
« Un film rebelle symbole de la nouvelle vague arabe » Tel Quel
Pour en savoir plus consultez le dossier de presse ou la page qui lui est consacrée.
Mercredi 23 mars à 20h30, à Paris aux 3 Luxembourg , projection de deux films :
« Allah Ghaleb » (On n’y peut rien) de Nadia Makhlouf (45mn), suivi de « Avant de franchir la ligne d’horizon » de Habiba Djahnine (64mn)
De l’intimité de trois femmes à l’expression d’un peuple : plongée dans les réalités algériennes..
« Allah ghaleb » : itinéraires de 3 femmes en Kabylie de 25, 29 et 55 ans
Aziza, jeune femme de 29 ans a terminé ses études. A la recherche d’un emploi dans la comptabilité, elle ne trouve rien.
Zahiya, 25 ans, étudiante et musulmane, porte le voile depuis maintenant 5 ans.
Béja, 55 ans, a toujours refusé le mariage imposé par sa mère. Aziza n’arrive pas à se marier parce qu’elle a eu des histoires avec d’autres hommes.
Zahiya a fini par se convaincre que pour mieux vivre, il fallait se draper dans le voile de l’islam. Quant à Beja, elle répugne les hommes de ce pays et a fini par se convaincre que le meilleur choix de vie en tant que femme était d’être seule.
Aziza et Zahiya sont sœurs, ont eu toutes les deux la même éducation.
Je suis leurs cousine Nadia, j’ai 29 ans, j’ai grandi avec elles durant toute mon enfance, Béja est notre tante à toutes les trois.
Aujourd’hui je vais à la rencontre de ces femmes pour qu’elles me racontent leurs vie en Kabylie.
Quelles sont leurs peines, leurs espoirs... Et comment envisagent elles l’avenir en Algérie ?
Algérie/documentaire/45min
« Avant de franchir la ligne d’horizon » : “Regard sur 20 ans de mobilisation/répression politique en Algérie à travers la parole de femmes et d’hommes militants, mais aussi un regard personnel sur mon pays”.
“Dans ce film j’ai été à la rencontre de militants et de militantes qui
continuent d’agir. Les rencontrer, les surprendre dans leur espace de
vie, de travail ou de lutte.
Dans le silence de la campagne, parmi les vagues de Bouloghine, ou les
vents frais des monts de Tururda, ils inscrivent quelques mots de notre
histoire tourmentée. Mémoire, trou de mémoire, bruits de fond,
manifestations..., peu de silence dans ce film, car la parole peut
parfois sauver.
_« Avant de franchir la ligne d’horizon » propose une ligne fragile et
inachevée. Des mots sans bégaiements mais qui portent tant de questions.
Des hommes, des femmes, des jeunes..., des Algériens d’aujourd’hui qui
tentent de regarder le passé pour entrevoir comment ils vivent ce
présent complexe.”
Habiba Djahnine
Habiba Djahnine a réalisé en 2006 le très beau film en hommage à sa sœur assassinée : Lettre à ma sœur
Jeudi 3 mars à 21h à Paris aux 3 Luxembourg
(67, rue Monsieur le Prince) et vendredi 4 mars à Lille à l’Univers (16, rue Georges Danton), projection de La Montagne de Baya, un film de Azzedine Meddour (1997)
Alors que les Français ont dispersé les derniers groupes de résistance berbère et que certains s’enfuient dans une montagne aride, Baya, fille du guide spirituel de la communauté, assiste au meurtre de son époux par son rival de toujours, Saïd. Celui-ci remet à la jeune veuve une bourse de louis d’or, la “ddiya”, le prix du sang versé. Baya refuse de remettre aux paysans cette somme qui pourtant leur permettrait de payer l’impôt de guerre et de récupérer leurs terres.
L’un des plus beaux films tourné en Kabylie en langue amazigh avec une écriture cinématographique d’une grande modernité.
« L’irrédentisme » kabyle à travers l’histoire d’un village, au début du siècle, qui doit fuir l’oppression française.
La Kabylie s’est toujours élevée contre les différents oppresseurs. En témoignent les différentes révoltes qu’elle a connues au XIXème siècle.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée au film.
Jeudi 10 février à 21h aux 3 Luxembourg
(67, rue Monsieur le Prince 75007 Paris), projection de « Nos lieux interdits », un film de Leïla Killani. En partenariat avec le Manifeste des libertés
Au Maroc, quelques années après l’indépendance et durant quatre décennies, la torture et la disparition forcée ont été érigées en procédé.
En 2004, l’Instance « Équité et Réconciliation » a été mise en place par des défenseurs des droits humains avec l’accord du roi Mohamed VI.
Son objectif : enquêter sur la disparition et l’incarcération arbitraires de milliers d’opposants et d’indemniser leurs familles.
« Nos lieux interdits » est un documentaire relatant les travaux de l’Instance.
La jeune réalisatrice accompagne, durant trois ans, quatre familles en quête de vérité à propos de certains de leurs membres disparus ou emprisonnés.
L’enjeu du film est de faire exister des gens qui ont été effacés politiquement au point de disparaître au sein de leurs familles ».
Jeudi 13 janvier à 21h aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75007 Paris) projection de « Les Sacrifiés », un film de Okacha Touita (1982). La projection a été suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun, avec la participation de Gilles Manceron, historien.
Bien avant « Hors la loi » de Rachid Bouchareb (2010) et « La guerre secrète du FLN en France » de Malek Bensmaïl (2010), dès 1982, et alors même que la production cinématographique algérienne glorifiait le rôle du FLN, Okacha Touita s’attaquait dans son premier long métrage « Les Sacrifiés » à la guerre interne que se sont livrés sur le territoire français le FLN et le MNA (Mouvement national algérien, dirigé par Messali Hadj).
Le film déroule la chronique des évènements mettant en scène, au milieu des années 50, les affrontements armés entre commandos du FLN et messalistes ainsi que la lutte déclenchée contre la police française de Papon qui se livrait alors à une féroce répression contre la communauté algérienne.
Le théâtre des opérations a pour cadre principal le bidonville de Nanterre et les cafés algériens de Paris pour la plupart tenus par des militants du MNA…
Jeudi 16 septembre à 20h45, aux Trois Luxembourg (67 Rue Monsieur le Prince 75006 Paris), projection du film « A la recherche du mari de ma femme » de Mohamed Abderrahmane Tazi
La projection sera suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun, avec la participation de Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux, et de Tewfiq Allal, coordonnateur du Mouvement des libertés. Il est question de la situation de la femme au Maroc et des effets de la Moudawana. Dounia Bouzar vient de publier « La République ou la Burqa, les services publics face à l’islam manipulé », chez Albin Michel (2010)
Peut-on et comment rire de la polygamie ?
Un riche bijoutier de Fès, Hadj Benmoussa, polygame, semble gérer "harmonieusement" l’entente entre ses trois femmes jusqu’au jour où Houda, la 3ème épouse, jeune et belle, est répudiée pour la troisième fois.
Le réalisateur se penche avec humour sur sa propre enfance, alors que petit garçon, fils d’un père bigame et petit-fils d’un grand-père polygame, il grandissait au sein d’un harem heureux. C’est là qu’avec les femmes, les enfants et les servantes, il a partagé les joies, les peines et les conflits de toute une communauté sous l’œil tantôt sévère, tantôt cajoleur du Maître.
Le film a été le plus grand succès populaire de l’histoire du cinéma marocain.
Jeudi 24 juin à 20 heures, au cinéma Les 3 Luxembourg 67, rue Monsieur le Prince - Paris (01 46 33 97 77), dans le cadre du Maghreb des films, 2ème Avant-Première publique du film « LE MATROUZ DE SIMON ELBAZ » Conte Documentaire de Annie Brunschwig et Simon Elbaz (2010 - durée 57’), « À la mémoire du Professeur Haïm Zafrani ».
La projection sera suivie d’un débat avec le public et d’un court spectacle Matrouz : Chant, Musique, Théâtre.
DE LA TRADITION À LA CRÉATION
Matrouz musical, théatral, littéraire et du conte
Voyage à travers chants, musiques, langues, dialectes d’un village du Maroc... à Paris.
Nourri de son patrimoine, Simon Elbaz s’en est inspiré dans un premier temps, renouant instinctivement avec une tradition judéo-arabe rattachée au creuset hébraïque, musulman et chrétien de l’Andalousie pluriculturelle, le Matrouz , en arabe « ce qui est brodé » .
Progressivement, il l’a renouvelé en l’ouvrant à différentes langues, musiques, disciplines... , aboutissant ainsi au concept actuel « Matrouz : Création Artistique de Langues et Musiques Entrecroisées ».
Pour plus d’informations se reporter aux pages du site consacrées au film « LE MATROUZ DE SIMON ELBAZ ».
-Les photos du débat le mardi 1er juin
Projection aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006 Paris), le jeudi 25 mars 2010 à 21 heures dans le cadre du Maghreb des films de « Daniel Timsit, l’Algérien » de Nasrdine Guenifi (Maroc/Canada -2007, 90’). La projection sera suivi d’un débat animé par Mouloud Mimoun avec le réalisateur, Alice Cherki, Catherine Simon (sous réserve) et Abderrahmane Bouchène.
Des Algériens non-musulmans ont participé activement à la guerre pour l’indépendance de l’Algérie. Ces combattants sont aujourd’hui injustement oubliés ou méconnus. Parmi eux, le Docteur Daniel Timsit né à Alger, en 1928 dans une modeste famille de commerçants judéo-berbères. Disparu le 1er aout 2002, il est enterré dans le sud de la France, enveloppé dans son burnous.
Le cinéaste Nasredine Guenifi a filmé son témoignage entre janvier et juin 2000 à Paris. Daniel Timsit évoque ses origines judéo-berbères et les raisons qui ont déterminé son engagement anticolonialiste. Pour finir, il rejette fermement l’opinion de ceux qui, algériens ou non, regrettent « l’Algérie française » en prenant pour prétexte les maux actuels dont souffre son pays. Il souligne que « le peuple a des ressources, l’Algérie plurimillénaire en a vu d’autres, elle s’en sortira ». Un bouleversant témoignage d’un homme d’une grande humanité.
Daniel Timsit a publié trois livres, « Alger, récit anachronique » (éditions Bouchène), récit très émouvant de son action au sein de la bataille d’Alger, « Suite baroque »(éditions Bouchène), roman, et « Récit de la longue patience », ses carnets tenus pendant ses six anées de prison, une coédition Flammarion édition Bouchène.
Aux Trois Luxembourg, mardi 2 mars, Où vas-tu Moshé ? de Hassan Benjelloun (Maroc/Canada – 2008)
Au début des années soixante, après l’indépendance du Maroc. Quand Mustapha, le gérant du seul bar de la petite ville de Béja, apprend que tous les juifs partent, il panique. Si tous les non musulmans quittent la ville, il sera forcé de fermer le bar. C’est la loi… Comment, dès lors, éviter la fermeture ? S’ensuivent une galerie de portraits populaires, tous plus chaleureux les uns que les autres, et une comédie savoureuse. Une rareté dans le cinéma marocain, en particulier, et plus encore dans le cinéma arabe, en général.
A la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration (Palais de la Porte Dorée - 293, avenue Daumesnil 75012 Paris), le mardi 2 février 2010 à 19 heures :
Visa pour un rêve - 1ère partie : Lamine, la Fuite - de Samia Chala (France – 2008), suivi d’une rencontre-débat avec la réalisatrice, animée par Mouloud Mimoun
Pendant quinze ans, « Lamine-la-fuite » comme le surnomment ses copains d’Alger, n’a rêvé que de ça : décrocher un visa pour la France. Fuir l’Algérie pour aller voir « l’eldorado ». Un rêve d’occident, partagé par des millions de candidats à l’exil, prêts à quitter familles et amis pour aller voir de l’autre côté du miroir.
« Nous avons rencontré, par hasard, et suivi pendant des semaines l’errance de ce titi algérois (…), écorché de la vie qui, à la manière algérienne, transforme la peine et le désespoir quotidien en une comédie humaine désopilante. Lamine-la-fuite, c’est l’Algérie. C’est le sud, plein d’espoir et d’illusions qui, le nez collé à la vitrine de l’occident, demande un ticket pour entrer dans ce monde fantasmé ». Samia Chala
