Jeudi 17 mai à 21 heures au cinéma « Les 3 Luxembourg » (67, rue Monsieur le Prince 75006) : projection de « Les Enfants d’octobre » de Ali Akika (52’ – 2000)
La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur.
Près de quarante ans après la manifestation pacifique des Algériens contre le couvre-feu imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris, et pour l’indépendance de l’Algérie, sauvagement réprimée, le 17 octobre 1961 à Paris, Ali Akika a retrouvé Alima, une ancienne locataire du bidonville de Nanterre d’où venait un grand nombre de manifestants. Son film questionne sa mémoire de la guerre d’Algérie et de l’immigration.
Par quel "miracle" s’est-elle retrouvée ouvrière, employée de bureau pour finir monteuse de films ? A travers son histoire, on découvre de secrètes blessures, on imagine la peur et la fierté du monde de l’immigration pendant la guerre d’Algérie, on mesure les pesanteurs des traditions et l’espoir du retour au pays... balayés aujourd’hui par la rugueuse réalité en France où elle se sent désormais enracinée.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages du site consacrées à ce film
Séance organisée par le « Maghreb des films » et « Les rendez-vous du 17 ».
« Les Rendez-vous du 17 : en organisant le 17 de chaque mois des débats, projections, lectures, rencontres en présence d’historiens, artistes, plasticiens, etc., les « Rendez-vous du 17 » milite pour obtenir la reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat dans le massacre du 17 octobre 61 Renseignements : 06 01 90 36 06 rdvdu17@gmail.com
Mardi 3 avril à 20h45 au cinéma « L’Epée de bois » (100, rue Mouffetard 75005) :
projection en avant-première de « نورمال » ("Normal !), organisée par le collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie), le Maghreb des films et le Manifeste des libertés.
La projection du film sera suivie d’un débat avec le réalisateur et deux actrices du film, Adi Bendimerad et Nouha Mathlouti.
Alger 2011. Après les émeutes de décembre 2010 et les premières marches pacifiques, alors que le "printemps arabe" commence en Tunisie et en Egypte, Fouzi veut réunir ses comédiens pour leur montrer le montage inachevé du film qu’il a réalisé deux ans auparavant sur la désillusion d’une jeunesse qui tente d’exprimer ses idées artistiques. Il cherche un autre point de vue – et surtout une fin – et il compte sur les réactions à chaud des comédiens pour inventer une nouvelle résolution de son histoire, dans un pays soudainement soulevé par une vague de contestations. Pendant la projection du film, le débat s’installe : quelle est la place de la création en Algérie aujourd’hui ? Comment créer sans se confronter à la censure ? Comment résister ? En réalisant des films ou en marchant vers une nouvelle révolution ? Deux récits s’entrecroisent : fiction et réalité, débats et errances. Une nouvelle vision de la jeunesse algéroise d’aujourd’hui en plein questionnement politique et artistique.
Voir la page consacrée au film et le site du film.
Mercredi 14 mars à 21h aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006) : « OAS, un passé très présent » de Djamel Zaoui, en mémoire de Mouloud Feraoun, Salah Ould Aoudia, Ali Hammoutène, Marcel Basset, Robert Eymard, Max Marchand, assassinés par l’OAS le 15 mars 1962
De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) assassina au nom de l’Algérie française plus de 2700 personnes, des serviteurs de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions, mais aussi aveuglément, des anonymes : plasticages, attentats à la voiture piégée, mitraillages en pleine rue…
« OAS, un passé très présent » revient sur deux assassinats : celui qui visait Roger
Gavoury commissaire central d’Alger, dont l’appartement est plastiqué le 31 mai 1961 et ceux de six inspecteurs de l’Education nationale, directeurs de centres sociaux éducatifs, le 15 mars 1962 .
Projection suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun en présence du réalisateur et de Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l’une des victimes
Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages du site consacrées à ce film et sur le site de l’association des Amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et de leurs compagnons.
Pour connaître les projections précédentes, reportez-vous sur l’onglet « Les Activités antérieures »
