Au cinéma Saint André des Arts
30 Rue Saint-André des Arts, 75006 Paris
En sa présence
Samedi 08 décembre
SEANCE à 18h45
GENERAL NOUS VOILA (France/59’)

Enrôlés de force ou engagés volontaires, les ressortissants des ex-colonies françaises ont été en première ligne de toutes les guerres françaises. En 1960, le gouvernement de Gaulle décrèt
e le gel de leurs pensions. En 1996, quelques centaines de vétérans marocains quittent leur famille et débarquent à Bordeaux, siège du tribunal des pensions militaires. Quelle reconnaissance leur réserve la France aujourd’hui ?
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Le silence des champs de betteraves (France/55’)

Réaction à une agression raciste contre un jeune beur dans une commune d’Ile de France, le film propose une immersion, au-delà de la rancœur et du fait divers, au cœur des interrogations de ses habitants, paysans et nouveaux ruraux. Cette écoute et ce regard d’étranger, en quête de compréhension et d’espérance, offre un éclairage rare sur un monde rural français en pleine crise et recomposition.
SEANCE à 21h00
AITA (France/28’) de Izza GENINI
Interprété par les cheikhate (musiciennes itinérantes), la aïta est le cri qui devient chant, chant qui devient appel : appel à la mémoire, la aïta est aussi un cri d’amour et d’espérance.
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LE BLUES DES CHIKHATES (Maroc, Egypte, France/57’)

Ali Essafi donne la parole à Aïda, Aïcha et Hafida, trois chikhates de Safi qui s’attardent avec nostalgie sur l’âge d’or de la Aïta et évoquent à mots feutrés leur présent moins rose. L’époque contemporaine n’accorde plus aucun respect à la liberté de ton d’un "métier" qui leur permettait de chanter l’injustice et le sort des femmes.
Dimanche 09 décembre
SEANCE à 15h00
MEMOIRE 14 (Maroc/24’) de Ahmed Bouanani
Mémoire 14 est à l’origine un poème écrit par Bouanani, en 1967.
Réalisé à partir d’archives filmées du Centre cinématographique marocain, le film se veut un récit du Protectorat français au Maroc, vu par les mémoires nourries des mythes …
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En Quête de la 7e porte (Maroc/80’)

La Septième porte est un essai manuscrit sur l’histoire du cinéma marocain de 1907 à 1986 écrit par Ahmed Bouanani (1938-2011), à paraître en 2018. Ali Essafi rencontre ce dernier trois ans avant sa disparition : extraits de films, conversations et autres documents cartographient l’univers artistique de ce poète, cinéaste et essayiste essentiel à la constitution d’une conscience cinématographique marocaine et à la transmission de son histoire
SEANCE à 17h00
OUARZAZATE MOVIE (France, Maroc/58’)

Ils sont des centaines, parqués derrière des grillages, à attendre d’être choisis pour figurer un esclave, un centurion ou un croisé dans de grandes productions internationales comme "Astérix" ou "Gladiator"… Ali Essafi regarde vivre le petit peuple de Ouarzazate, ses rêves d’Hollywood et ses humiliations. Avec humour et dérision, le film dresse le constat d’un cinéma occidental qui impose ses images et ses façons de voir.
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WANTED (Maroc/24’)

Les années 70, au Maroc.
Les révoltes étudiantes revendiquent liberté et démocratie. Pour échapper aux arrestations de masse, Aziz accepte de vivre sous une fausse identité. Puissante évocation d’un parcours militant sur fond de répression durant les années de plomb.
Pour toute information sur nos séances, contact au 01 43 26 48 18 / 01 43 54 56 80
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Le Maghreb des films